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J'ai l'impression que mon groupe le Kommando Pirate fait parti de l'axe du mal ! J'ai peur, je tremble, les "George Bush" du rugby vont lancer l'offensive contre ces méchants qui ne respectent soit disant pas les vraies valeurs du rugby ! Franchement, qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tant de peur lorsque des gens s'amusent un peu ? C'est à cause de ce manque d'ouverture et de tolérance que la violence se propage ! Que vont finir par penser les minots qui viennent avec nous chanter au stade et s'amuser en pesage ! Eux qui n'ont souvent qu'accé au pesage et qui s'em*****nt devant le match car on ne voit rien de là ou on est. Des minots qui prennent des initiatives, qui se sentent concernés et qui découvrent une manière alternative de supporter son équipe. Nous sommes déjà classés dans la catégorie "supporters dangereux" alors que pour l'instant les menaces ne viennent pas de nous, mais contre nous ! Les joueurs, l'entraîneur, le président sont contents. Une partie du public nous soutient. A côté de ça on entend "le KP n'a pas l'esprit rugby." Oh, réveillez vous, il est ou votre esprit rugby ? C'est les insultes que j'entends sur de nombreux stades ? C'est le manque d'ouverture ? Et puis le rugby devient plus friqué, les places augmentent avec les mécènes, les petit clubs coulent. C'est ça votre esprit rugby ? Alors désolé, mais certains souhaitent ne pas accepter cette vision des choses et préfèrent vivre le rugby à leur façon. Un fumi est interdit et le méga aussi. Mais fumer dans un stade aussi est interdit. Vendre de l'alcool dans un stade est interdit. Mais ça on ne doit pas le dire, vu que l'esprit rugby pour certains c'est surtout bien picoler à la fin d'un match. Le reste, bof, que l'arbitre aille se faire enculer ... comme ces *****ux de supporters de foot.
Toujours des efforts dans un sens, mais jamais dans l'autre. Une fois la proie acculée elle se défend et ont l'accuse de jouer de la violence. Au fait qu'ai-je entendu lors de mon arrivée au stade (dans le calme) à Bayonne ? "Dacquois allez vous faire enculer !". C'est ça l'esprit rugby ? Et à la fin du match on nous conspuait simplement parce qu'on avait lancé des espèces de confettis ! Les valeurs du rugby perdurent peut-être dans les petits clubs de campagne, là ou la victoire ne comporte qu'un sens, celui de la fierté pour son village. Mais en top 14 ? Qui peut encore croire que ce "saint esprit du rugby" envahit l'âme des gens ? Il n'y a qu'à voir ce que notre groupe inspire à certains. Il n'y a qu'à observer l'évolution du rugby ! On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, comprenez : on ne peut pas avoir un rugby de grande ville, plein de fric, de paillettes, de bourgeois, de "m'as-tu vu ?" et de loges spacieuses et en même temps avoir un esprit rugby basé sur des valeurs simples et pleines d'humilité. Le KP n'a rien à voir avec cette évolution du rugby. Il est né il y a moins d'un an mais aurait pu naître il y a bien des années ! De tout temps l'envie de faire bouger le stade existe ! Qui ose critiquer notre façon de supporter tout en fantasmant sur l'image de nos férias du mois d'août ? Qui ose conspuer un fumigène tout en admirant un "toro de fuego" fonçant à travers la foule et crachant ses étincelles et sa fumée ? Qui peut se permettre de refuser le bruit, la fête, les chants dans un stade ? Si la fête est une tradition dans le Sud en quoi notre manière de supporter est-elle trop violente ? Nos détracteurs ont-ils déjà mis le pied à Dax un samedi soir de féria ? On y voit la foule, le délire, des chants, de la sangria, du rhum, des tambours, des trompettes, du monde criant dans la rue, des fusées, des pétards, des drapeaux, de la musique, des verres par terre, du bruit, des mégaphones, de la paëlla en pleine rue, du feu. Bref, un esprit insouciant, de la chaleur, de la ferveur, du peuple, de la folie. Voilà NOTRE culture sud. Cette culture qui n'a pas de règle, qui n'est comprise que lorsqu'on la vie et qui se vie toute l'année et pas seuleument en été, que l'on vit au stade. Alors vos histoires de valeurs gardez les pour vous, personne n'a à nous apprendre comment supporter, personne n'a à nous menacer parceque l'on chante debout et trop fort. Se mentir à soit même est la meilleure des punitions, et nous, nous resterons vrais au stade comme à la vie.
Je sais que même à cours d'argument nos drétacteurs trouveront quelque chose à nous dire, et que si on craque à nouveau un fumigène on va nous traiter de terroristes dangereux. Mais c'est comme ça, et le jour ou on viendra nous bastonner la gueule on pourra se dire "quel beau geste, voilà comment certains communiquent dans les tribunes. Il y a ceux qui tapent sur un tambour et chantent et ceux qui tapent sur ceux qui tapent sur un tambour et chantent."
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